L'Agriculture Biologique

L’Agriculture Biologique, ou Agrobiologie, est une démarche de production basée sur des principes culturaux et d’équilibres naturels sans recours aux substances chimiques de synthèse.

Diverse et variée, l’Agriculture Biologique offre un large choix de produits qui permettent de composer des menus sains, naturels et équilibrés.

Qu'est ce qu'un produit bio ?

Un produit issu de l’Agriculture Biologique est, soit un produit agricole, soit une denrée alimentaire. Pour mériter cette dénomination, il faut qu’il résulte d’un mode de production agricole n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse.

Les agriculteurs Biologiques appliquent des méthodes de travail fondées sur le recyclage des matières organiques naturelles et sur la rotation des cultures visant à respecter l’équilibre des organismes vivants qui peuplent le sol.

L'agriculture biologique en viticulture

C’est une méthode de culture qui consiste à exclure l’emploi de produits chimiques couramment utilisés. Donc les vignes sont cultivées:

Mais le viticulteur même s’il pratique l’Agriculture Biologique, reste un viticulteur, et il doit soigner sa vigne pour avoir une bonne et belle récolte. Laisser faire la nature pendant toute une année serait une catastrophe.

Pour cela il dispose d’une gamme de produits naturels importante.

Mais il faut savoir que la base principale de l’Agriculture Biologique, consiste à rendre aux plantes une immunité naturelle très importante. C’est donc principalement l’apport d’humus et l’emploi d’oligo-éléments qui permettront d’atteindre cet objectif.

Les amendement

Il sera principalement utilisé des produits de ferme: fumiers compostés sur l’exploitation, lombricompost etc...).

Des amendements à base de déchets végétaux et d’algues marines.

Ces différents amendements nous permettrons d’enrichir le sol en humus, d’apporter à dose homéopathique tous les éléments nutritifs dont la vigne à besoin, et de maintenir la vie microbienne du sol, indispensable à la bonne santé de toutes les plantes.

Un sol bien pourvu d'humus supportera plus facilement une longue période de sécheresse.

L'entretien des sols

Trois techniques sont autorisées en Culture Biologique et pratiquées.

LES FACONS CULTURALES: ce sont des labours ou des binages, donc le travail du sol en profondeur, qui sont effectués tout au long de l’année, afin de détruire les mauvaises herbes, ou plutôt de restituer ces herbes au sol pour les transformer en humus. Ces façons culturales permettront également d’alléger le sol, permettant ainsi un meilleur enracinement de la plante.

L’ENHERBEMENT: il consiste à laisser pousser les herbes naturelles, ou éventuellement à les semer pour créer un gazon qui sera coupé au fur et à mesure de la pousse.

LE DESHERBAGE THERMIQUE: cette technique est basée sur un équipement composé de bouteilles de gaz et de brûleurs. L’herbe est détruite par la flamme des brûleurs. Il faut n’utiliser ce mode de travail que dans les cas difficiles, car coûteux, mais lorsqu’il y a destruction, même par la chaleur, la vie microbienne du sol risque d’être atteinte elle aussi.

Ces méthodes ont l’avantage de transformer les mauvaises herbes en humus, par conséquent de supprimer le terme « mauvaises herbes », et de limiter l’érosion dans les coteaux par fortes pluies.

Les traitements

Nous apporterons principalement des oligo-éléments, qui sont présents dans de nombreuses préparations à base de plantes:

En cas de forte pression, ou de contamination de mildiou, nous ferons des apports supplémentaires à base de cuivre ( Bouillie Bordelaise), et à base de soufre s’il s’agit de conditions favorables au développement de l’oïdium.

La vinification

Elle repose sur les mêmes principes que la culture de la vigne, c’est à dire sur l’équilibre du vin et la stabilisation naturelle. Actuellement elle repose sur l’autodiscipline de chaque viticulteur, qui prend en compte un cahier des charges établi au début des années 70, mais qui n’est pas reconnu officiellement par la Communauté Economique Européenne.

Ce cahier des charges interdit l’emploi de nombreux stabilisants ou antioxydant comme l’acide citrique, l’acide ascorbique, les gommes arabiques. Il limite l’utilisation d’autres produits oenologiques comme le SO2, et soumet à certaines conditions l’utilisations des levures, ou il sera toutefois préférable de privilégier le travail des levures indigènes présentes naturellement dans le raisin.

Mais de toute façon, seuls l’excellente qualité du raisin issu d’agriculture biologique, et la compétence du viticulteurs permettront d’obtenir de grands vins.

L'Agriculture biologique et son histoire en France

L’agriculture Biologique s’oppose à l’agriculture chimique dans laquelle les adeptes d’une vie saine et de la santé par l’alimentation voient la source de leur maladie.

C’est ainsi qu’en France, en 1950, un médecin Homéopathe, le Docteur BAS, crée une association pour une alimentation normale qui fusionne neuf ans plus tard avec un mouvement agricole militant pour l’utilisation de l’humus comme fertilisant: c’est la naissance du groupement d’Agriculture Biologique de l’Ouest qui devient en 1962 l’Association Française pour l’Agriculture Biologique.

Deux agronomes, André LOUIS et Jean BOUCHER ainsi qu’un marchand de grains, Raoul LEMAIRE, sont membres de ce groupement et en 1963 ce dernier ainsi que Jean BOUCHER mettent au point une méthode se basant sur un amendement constitué d’algues calcaires.

Devant le succès obtenu, notamment sur les sols granitiques, une structure commerciale est mise en place: la société LEMAIRE - BOUCHER.

C’est le début d’une scission et ceux qui refusent l’orientation basée sur le gain, dont André LOUIS, fondent en 1964 une « Association Européenne d’Agriculture et d’Hygiène Biologique » dénommée « NATURE ET PROGRES » qui, bientôt s’étendra considérablement.

Reconnaissance officielle de l'Agriculture Biologique

L’Agriculture Biologique est officiellement reconnue par la loi d’orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret de 1981, stipulant que « Les cahiers des charges définissant les conditions de production de l’agriculture n’utilisant pas les produits de synthèse peuvent être homologués par le Ministère de l’Agriculture ».

Six ans après la première homologation se fait: celle du cahier des charges de Nature et Progrès. Mais il faudra attendre 1988 pour qu’une réglementation s’établisse.

L’article 59 de la loi d’adaptation agricole du 30 décembre 1988 officialise l’appellation « Agriculture Biologique » et établit les règles précises de production. Cette loi apporte aux services de répression des fraudes les moyens légaux pour faire appliquer les textes. C’est à la fois une garantie pour le consommateur, soucieux de savoir s’il achète réellement un produit issu de l’agriculture biologique, et pour le producteur, une reconnaissance officielle de son mode de production de l’Agriculture Biologique.

La réglementation

Actuellement la réglementation sur l’agriculture biologique ne concerne que les produits végétaux non transformés. c’est à dire qu’en viticulture seule la culture de la vigne est prise en compte.

Chaque opérateur bio doit:

Chaque opérateur est contrôlé au moins une fois par an, et 30 % d’entre eux sont contrôlés 2 fois.

Suite au résultat du contrôle, il sera délivré un certificat.

Concernant la vinification, nous respectons encore actuellement un cahier des charges mis au point au début des années 70, mais qui n’est pas encore reconnu officiellement par la C.E.E.. Par conséquent il n’est pas non plus pris en compte lors des contrôles officiels.

Mais seul le Service de la Répression des Fraudes le prend en considération lors de ses contrôles. Car en plus des contrôles obligatoires les fraudes assument leur rôle de défense du consommateur.

On reconnaîtra un produit bio par le logo AB, sauf pour le vin ou il sera mentionné: « VIN ISSU DE RAISINS DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE », suivie du nom de l’organisme certificateur.

Toutefois tous produits alimentaires ne peut prétendre au label bio qu’a partir de la troisième année. Pendant les deux premières années, il sera mentionner: « VIN ISSU DE RAISINS EN RECONVERSION VERS L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ».

Mais il faut savoir que le vin issu d’agriculture biologique n’est pas un vin sans alcool comme le croient certains, et par conséquent pour bien l’apprécier, il faut le consommer avec modération.

BerryNet 2015